Mickael m’émeut, madame.

29 avr

Je ne vais pas commencer par m’excuser de cette longue absence, ni me plaindre des muses taquines qui me délaissent de plus en plus fréquemment pour aller trainer sans vergogne leur inspiration chez moult poètes avinés, sous le prétexte fallacieux que eux ont du talent.

Non. Déjà parce que je n’aime pas me plaindre… … … TU TE TAIS. Je ne me plains pas. Je soupire discrètement ma misère, c’est complètement différent. Ensuite parce que j’ai récemment pris une grande claque, une grande leçon de blogging par un auteur de génie, qui m’a fait réaliser que la compétition était rude et qu’il était certainement plus prudent de ma part de ne pas trop exposer mon incapacité à allier, à son exemple, l’élégance légèrement surannée d’un style  pourtant à la fois vif et pointu à l’analyse acerbe et profonde, au contenu qui appelle à plusieurs lectures afin d’en saisir toute la signification.

Le poète est vivant.

Le poète c’est Mickael Vendetta.

Allons, allons. Cessez ces moqueries. Stop. Stop j’ai dit.

En effet, là n’est pas le sujet.

Ni même d’ailleurs dans le vote qu’il appelle et espère ou dans celui qu’il décrie. Non. Pas de ça ici. These are dark times, vous êtes prompts à réagir, mais réellement, il pourrait appeler à voter Jacques Cheminade, Kim Jong Un ou même, soyons extrêmes, Louise Bourgoin que ça ne changerait rien à ce qui est lu. La beauté du verbe.

Ce que je souhaite aborder avec vous aujourd’hui, ce ne sont pas les idées de Mickael. Mais Mickael.

J’ai depuis quelques années maintenant, un sentiment particulier à l’égard de Mickael Vendetta. Non pas celui-là. Je ne l’aime pas de l’amour fort qui l’unit à son mentor, sa stare, son modèle politique, le César Borgia de son Machiavel à savoir Nicolas Sarkozy.

Je ne le trouve même pas séduisant. Oui, traitez moi de folle, de fille de peu de goûts, de frigide insatisfaite si le cœur vous en dit, mais je reste insensible à son physique de « mec de L.A. ». Je lui trouve les lèvres trop grosses, la mèche trop laquée, le torse trop musclé, le costume trop emprunté, le regard trop vide. C’est tout, c’est comme ça. Attention, loin de moi la prétention de juger sur le physique, ce n’est pas le genre de la maison. On ne frappe pas là où on ne voudrait pas être frappée. Mais ce garçon ayant construit sa notoriété sur sa « bogossitude », il est normal que le client donne son avis sur le produit.

Non, mes sentiments à l’égard de ce petit garçon ne sont pas de ce genre là. Aucune admiration, aucun amour béat, aucun motif à FAP. Mais pas de mépris non plus.

Sachez que j’éprouve une certaine tendresse pour Mickael Vendetta. Oserais-je vous l’avouer ? Je le trouve touchant. Touchant de bêtise, d’égocentrisme, d’inculture, d’ignorance, d’orgueil mais réellement touchant, cependant.

Comme un petit enfant qui n’aurait pas reçu d’éducation, il m’amuse, m’attendrit, m’agace et me fascine. C’est une expérience, Mickael, qui ne finit jamais d’être menée. Pour moi, elle a commencé il y a deux ans. J’étais une étudiante solitaire, perdue dans la ville inamicale mais fort ensoleillée d’Aix-en-Provence. Je travaillais sur Jean de la Bruyère. Celui qui t’as traumatisé au lycée. Et tous les soirs, à 17h, dois-je avouer ce péché ? Je regardais La Ferme aux Célébrités. Très belle émission à base de David Charvet, de Franky Vincent, de Greg le millionnaire, d’Adeline Blondieau et autres personnalités à forte saveur pépitesque ajoutée, dont celui dont il est question ici.

Depuis cette époque troublée de solitude intense (si, pour regarder tous les soirs la Ferme aux Célébrités, faut déjà avoir pas mal touché le fond), le personnage m’interroge. Non pas qu’il soit mystérieux dans ce qu’il est. Ca, c’est plutôt très clair. C’est un corps. L’âme est insondable parce qu’elle n’est pas.

Si mystère il y a, il réside tout entier dans cette question: « Comment est-il parvenu à survivre en étant ce qu’il est ? » Dans quels milieux, qui me sont à l’évidence absolument inconnus, a-t-il pu évoluer pour qu’on ne lui renvoie jamais une image honnête de lui-même ? Non parce que si quelqu’un l’avait fait, s’il passait sa vie confronté à cela, il ne pourrait pas survivre. C’est une jungle dehors pour un type comme lui. Je vous invite à taper son nom dans Twitter si vous ne me croyez pas. La meute est féroce, je le sais, j’en fais partie. C’est donc qu’il doit  être protégé par un cocon d’amour fort par des gens qui ne le jugent pas. Ou alors qui le jugent à l’aune de la valeur unique qu’il s’est auto-attribuée : sa bogossitude. Qui lui a valu un certain succès, basé en partie sur la moquerie.

Il doit être seul. Il doit être triste. Ou son ego est-il à ce point surdimensionné qu’il soit capable de se foutre du mépris le plus total qu’il inspire même à des gens comme Benjamin Castaldi, c’est dire ?

Il me donne des envies Mickael. Non, pas envie de lui arracher sa chemise, comme il semble aimer à le croire.

J’ai envie de m’asseoir à côté de lui et de lui lire un livre. De lui montrer qu’on peut s’exercer à la réflexion, à l’usage correct de la langue française, à la découverte de l’autre et que c’est beau. D’une beauté qui n’a rien à voir avec celle qu’il admire chaque jour dans ses miroirs.

J’ai envie de lui montrer qu’il y a d’autres idéaux, d’autres buts à se fixer qu’un succès en carton pâte, que la une des magasines, que trente secondes de diffusion de son image sur TF1. Comme Socrate, j’ai envie de voir son esprit accoucher d’une pensée. Une vraie. Construite. Logique.

J’ai envie de lui montrer à quoi ça ressemble, la dignité. Le respect de soi. Ne plus se considérer comme un produit qui doit être vendu mais comme un être humain, qui peut converser avec ses semblables, même s’il les trouve moins beaux et moins stars que lui.

Bien sûr, tu m’amuses Mickael, comme la plupart des starlettes de la télé-réalité. Tu ne prends pas plus de place qu’une Ayem, qu’un Jean-Edouard (vieux dossier), qu’une Emilie, qu’une Cindy ou que qui que ce soit en « i » dans mon esprit. Mais va savoir pourquoi, sûrement à cause de ton jeune âge, peut-être parce que tu porte plus haut qu’aucun d’entre eux la fierté de ta pseudo-importance, et avec une candeur sans pareille, tu provoques en moi un sentiment d’empathie à chaque fois que je te vois cloué au pilori du fait de l’indigence sans borne de tes exposés. J’ai peut-être tort, Micky (à ce stade du billet, je peux t’appeler Micky, non ?) mais je vois une réelle innocence dans ta bêtise.

Et c’est là ce qui la rend touchante.

Vas, vis et deviens Mickael. Mais une personne, genre.

Ou continues à nous amuser. C’est toi qui vois.

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C’est pas gentil d’être méchant. C’est mieux d’être gentil.

7 mar

Je ne sais pas pour vous, mais lorsque  j’étais une petite fille, je savais parfaitement faire la différence entre ce qui était bien, et ce qui était mal. Le racisme ? mal. La cupidité ? mal. L’intolérance ? mal ? La violence ? mal. Le mal ? mal. Aujourd’hui cependant, les choses semblent plus compliquées.

Admettons que beaucoup d’entre nous ont construit leurs notions du juste et de l’injuste non seulement par l’intermédiaire de l’exemple de nos parents, mais également par celui véhiculé par le visionnage en boucle des dessins animés de Disney (à part pour quelques freaks que je ne saurais m’empêcher de regarder avec des yeux ronds, ni de leur jeter des cailloux en les traitant de « pas normaux »). Car quelle figure de méchant est plus caricaturale, plus extrême, plus vile, plus fondamentalement diabolique qu’un méchant de Disney ? A part Rick Santorum, bien entendu.

Mais pourquoi sont-ils si méchant ?

Or que constatons nous ? Cinq choses motivent principalement un méchant de Disney : l’argent, le pouvoir, le sexe, la vengeance et la jalousie.

Quinquennat Fouquet’s, yacht et gens modestes oblige, honneur au portefeuille. Comme l’affirmaient déjà la grande Liza Minelli et l’inquiétant Joel Grey dans Cabaret : Money makes the world go round. L’argent, le flouze, la maille, le pognon, les biftons, le blé, les pépettes, la thune, le grisbi, l’oseille, le pèze, bref, la money money money est en effet la première des motivations des méchants et nous en dénombrant au moins six qui agissent dans le but de s’enrichir :

Parce que finalement, un vilain de Disney aspire à des joies simples.

Le gouverneur (Daniel) Ratcliff espère pour sa part trouver de l’or en Amérique. Après s’il faut tuer quelques peuplades indiennes au passage, hein… On est pas là pour faire dans le détail. Malheureusement pour lui, ces sauvageons sans T-shirts ni culottes sont également sans or. Comment s’enrichir alors, s’angoisse notre bon gouvernator ? Et comme personne n’est assez malin tout le monde est trop gentil pour lui souffler que la terre et les esclaves ça peut rapporter un sacré magot, ce sot opte pour le massacre généralisé, ce qui n’est pas très respectueux des grands parents.

Plus futé, le braconnier Clayton  a bien compris que le trafic d’êtres vivants reste un commerce lucratif. Cependant, il a lui opté pour celui des gorilles. C’est plus humain. Vu que ça fait un bon bout de temps que je n’ai pas regardé Tarzan, je ne sais plus très bien à qui il compte les vendre, ni pour quel prix. Toujours est-il qu’il a bien l’intention de s’en foutre plein les fouilles. Symptomatique de notre époque ? Non, m’sieur, dames.

En effet le fric n’est pas une motivation récente. Dans l’un des dessins animés les plus anciens, Mme Médusa,  ravisseuse de pauvre orpheline de son état (ce qui est quand même UN PEU abusé), voudrait bien mettre la main sur un très très gros diamant, qui répond au doux nom rassurant d’ « œil du diable ». Moi un diamant qui s’appelle comme ça, jamais je l’approche, mais je constate que trop peu de film sur les objets maudits ont du être produits.

A ces méthodes d’enrichissement plus qu’aléatoires, Edgar le majordome préfère des procédés qui font leurs preuves depuis que le monde est monde : zigouiller toute la famille pour toucher l’héritage. Bon en plus, soyons pas chiens, là il s’agit simplement de quatre matous miteux  à qui leur maitresse, Liliane B., de Paris, lègue une fortune faramineuse. Ce qui est fort sot. Les chats sont en effet bien connus pour leurs placements infructueux et pour leurs dépenses scandaleuses dans les putes, les sardines et la corruption de hauts fonctionnaires. Et puis léguer sa fortune à ses chats quand des enfants meurent de faim dans le monde, c’est vraiment dégueulasse, han. Vas-y Edgar, t’as tout mon soutien.

De Paris à New-York maintenant, le mafieux Sykes enlève des petites filles riches et fait chanter des clochards. Mais comme c’est le méchant d’Oliver et compagnie, le dessin animé le moins regardé de toute l’Histoire, OSEF.

Enfin, last but not least, mais néanmoins la plus récente de ces pourritures capitalistes, le capitaine Rourke est un chasseur de trésor (donc le genre de mec que t’engage en toute confiance lors d’une expédition scientifique en te doutant pas une seule seconde qu’il va finir par te faire un gros coup de pute). Il décide de revendre aux puissances européennes, à la veille de la 1ère guerre mondiale, le cœur de l’Atlantide, une sorte de super pouvoir qui s’incarne dans les princesses et qui protège les Atlantes de la vieillesse, de  la maladie et de Michael Vendetta. Autant vous dire que le sacrifice d’un peuple de troglodytes tatoués ne lui fait ni chaud ni froid, tant Guillaume II, Raymond Poincaré et George V sont prêts à payer cher pour devenir des X-men.

Superbe transition, puisque, toujours par ordre d’importance, vient maintenant, LA PUISSSSSOOOOOONCE. Car oui, le monde de Walt Disney, ce n’est pas le monde magique de la politique et personne n’y dispose du super pouvoir réelection-à-l’infini-disparitation-de-la-démocratie de Vladimir Poutine. Dès lors, nombre de méchants qui veulent, de façon bien légitime, s’approprier le pouvoir doivent user de méthodes un peu moins orthodoxes. Au moins cinq méchants ne demandent rien de mieux que de guider des peuples vers des lendemains qui chantent. Scar vise la Terre des Lions, Jafar veut mettre la main sur Agrabah (certes, dans la culotte de Jasmine aussi, mais de façon subsidiaire), le Prince Jean veut remplacer son frère Richard sur le trône d’Angleterre, Hadès entend quitter le monde souterrain et aller se faire bronzer un brin sur l’Olympe, et Shan Yu se dit que Empereur de Chine, c’est quand même un titre qui claque.

D’ailleurs notons que pour trois d’entre eux, il s’agit de désosser le frère ainé pour vérifier si la couronne ne nous va pas mieux qu’à lui. N’est-ce pas difficile d’être le cadet, de grandir à l’ombre (très à l’ombre dans le cas d’Hadès) d’un frère brillant (Très brillant dans le cas de Zeus)? Alors, exit Mufasa, Richard et Zeusounet. Le roi est mort, vive le roi.

Autre similarité, notons que seul Scar et Jean parviennent à régner de façon effective plus de 45 secondes d’affilées. Ce looser de Shan Yu, très fort pour massacrer les petites chinoises ou le papa du sexy-as-fuck Shang, se révèle incapable de mettre sa déculottée à un empereur centenaire. A Mulan non plus d’ailleurs, mais ça c’est normal. Hadès a misé sur le mauvais Titan et Jafar a tout juste le temps de dire « On ne peut imaginer une rose des sables telle que vous qu’au bras de l’homme le puissant qu’il soit au monde » qu’Aladin lui rappelle déjà comment on dit « oups » en arabe. Pas même le temps d’appliquer un semblant de début de programme politique, rien.

De leurs côtés, le Prince Jean et Scar (deux lions, nouvelle coïncidence) s’emploient gaiement à ruiner leurs royaumes respectifs à grands coups de taxes et de hyènes. Notons l’originalité de Scar, on y aurait pas tous pensé, quand même. Notons également, ce qui n’a rien à voir avec le magnifique sujet qui nous occupe, que Marianne est censée être la cousine du Prince Jean et que c’est une renarde. La génération précédente a du se la donner, à Nottingham. Sea, sex and rain. England style.

Il faut dire que maintenant qu’on s’en est foutu plein les fouilles et qu’on dirige le monde ou tout au moins une partie, il s’agit d’occuper ses journées. Ce qui nous amène à la troisième motivation d’un méchant, la bagatelle. Compter fleurette à une charmante demoiselle, effeuiller la marguerite, effleurer, rougissant, la main de l’être aimé… Oui, nos grands méchants sont aussi de grands romantiques.

Commençons par le commencement avec Ronno. Certes c’est un cerf. Mais n’oubliez pas que ce bâtard (c’est l’instant du billet ou je n’ai plus peur de dénoncer) essaie de se soulever la meuf de Bambi. D’où le fight, mano a mano in el bosque, mâle contre mâle, bois contre bois. La lutte suprême, celle d’un cœur timide qui s’éveille à l’amour et au kiki tout dur contre son rival. Non parce que c’est pas comme si Féline avait son mot à dire, non plus. Nos autres amoureux transis auront au moins la délicatesse de demander à la demoiselle si elle veut bien ouvrir grand. Bon, certes, ils se foutent de la réponse, mais tout de même.

Certes le juge Claude Frollo, qui est une sorte de  Claude Guéant version Disney (Un même prénom. Coïncidence ? Je ne crois pas…) a effectivement pour but de renvoyer en charter tous les gitans de Paris n’importe où pourvu que ce ne soit pas en France. Cependant notons que ce n’est pas pour cette raison qu’il fout le feu à l’ensemble de la capitale. Car ce feu est le reflet de celui qui embrase son trilili cœur, brûlant d’amour pour l’impudente gitane sans culotte, la très belle Esméralda aux yeux turquoise. Si. Ils sont turquoises.

Enfin nous avons le beau, intelligent, sexy-en-diable et musclé Gaston. Bien que ce séducteur né, infection respiratoire bactérienne peu ou pas fébrile de l’arbre respiratoire inférieur, mais d’évolution longue et hautement contagieuse coqueluche de toutes les villageoises (pas les cubis, hein, les demoiselles) aie le potentiel pour ne jamais rentrer seul de l’auberge le soir, il a jeté son dévolu sur cette délicieuse enfant, la fille de l’inventeur (JE CITE LES DIALOGUES SI JE VEUX). Or, ne parvenant pas à convaincre cette bêcheuse de Belle de devenir son épouse légitime, celle qui aura le privilège de cuisiner pour lui, élever ses mômes, faire le ménage de sa cahute, et lui masser les… pieds, il emprisonne son père, ce vieux fou de Maurice, et tente de massacrer son rival au torse plus velu que le sien. Si ça marche pas, il a déjà prévu tout un stock de GHB qu’il a prévu de fourrer dans Mme Samovar, c’est dit dans les bonus.

Bon là, par exemple, j’ai la flemme de faire une transition alors prends ce gif :

L'anxiogène n'a plus de limites.

La jalousie est un très vilain défaut. Nous voici donc soulagés, seules deux méchantes en sont affublées. Dans les deux cas, il s’agit de deux mégères, jalouses de la beauté d’une plus jeune qu’elles. Parce que oui. Non, je ne dirais rien. Mais je n’en pense pas moins. Cependant des deux marâtres harpies que sont la Reine de Blanche Neige, et la belle-mère de Cendrillon, la deuxième mérite une attention plus soutenue.

En effet, la première n’est que futilité, qui n’a de cesse que de demander à son miroir : « Miroir magique au mur, dis moi qui est encore plus bonne que la plus bonne de tes copines ? ». Ce à quoi le miroir répond : « C’est vous ô ma Reine, mais bougez un peu, vous me bloquez la vue sur la gamine, là ». La reine comprend bien vite que sa trop belle belle fille avait été hypersexualisée par des heures de visionnage de porno sur le Internet et décide de l’abattre froidement. Et on dit que la fermeté se perd. Bon. Je ne sais pas vous, mais moi, du conflit intergénérationnel, j’en ai soupé.

D’où l’intérêt supérieur que présente Mme Yon, 2nde épouse du père de Sandrine. (Si toi aussi le jeu de mot te scandalise, mange un yaourt). Cette dame nous est certes présentée comme maladivement jalouse du charme de Cendrillon, qu’elle décide alors d’humilier en en faisant sa bonniche et celle de ses deux filles. Mais en agissant de la sorte, elle met surtout la main sur une fortune qui semble copieuse au vu de la jolie bicoque que se partage ce gynécée. C’est donc avant tout une histoire de lutte acharnée des classes. La peur du déclassement de la bourgeoise marâtre la pousse à agir de façon un peu malhonnête, certes, mais compréhensible. Elle cherche simplement à assurer le meilleur avenir à ses deux filles, Javotte et Anastasie. C’est une mère louve, une battante qui n’hésite pas à écraser les faibles pour s’assurer la meilleure place qui soit dans la société. Ne me dîtes pas que vous ne respectez pas, de Dieu ! Vous êtes tous fan d’Attia quand vous regardez Rome. Alors, bon, hein.

Enfin, vient la catégorie « C’est même pas moi qui ai commencé, d’abord», à savoir, celle des vengeurs non masqués, qui sont au moins trois : la sorcière des mers Ursula, la sorcière de la Montagne Interdite Maléfique et le Capitaine Crochet. Sans vouloir tomber dans le symptôme Caliméro, ces trois personnes ne méritent-elles pas un peu de notre indulgence ? Certes, leurs réactions face à une vexation de la vie est UN CHOUILLA excessive, mais qu’auriez-vous fait à leur place ?

Car enfin, voyez cette pauvre Ursula, courtisane empressée du Roi Triton, servante dévouée de la monarchie marine, mettant son pouvoir au service d’autrui, tout ça pour se voir finalement reléguée dans une vielle carcasse d’un poisson même pas identifiable. Et pour quel faux pas ? Pour quelle révérence pas assez correctement effectuée ? Alors qui pourrait reprocher à cette victime des chausses-trappes sordides du système aulique (un jour, un mot) de vouloir passer sa rancœur sur des péronnelles rouquines vaguement amoureuses du premier brun à grosse-mèche qui passe dans leur champ de vision ? Si. Pensez à votre cousine raide love de Justin Bieber, ou pire, des BB Brunes. Alors ? Tu le sens ton gros élan de compréhension, là ?

Dans cet ouvrage, Dom n'aborde pas le cas épineux de la sorcière des mers. Que cela ne vous empêche pas d'acquérir la suite: "Ma vie, mon oeuvre, mes abdos en béton, mes cols roulés".

Tournons nous maintenant vers Maléfique, diva classe, modèle de toutes les bloggeuses mode du royaume, idole des fashionistas, icône incontestée des forces du mal, bref, personnalité plus qu’en vue que même Anna Wintour à côté c’est une vague vedette de télé-réalité, ignorée délibérément lors de l’événement mondain de l’année, voir du siècle : le baptême de la princesse Aurore. Tu m’étonnes qu’elle enrage. Son absence de réaction en aurait fait la risée de tout Manhattan pour au moins une semaine.

Et Crochet, ce pauvre homme. Tout ce qu’il voulait, c’était mener une honnête carrière de pirate et faire la fête avec ses potes sur son bateau. Rien de bien extravagant. Quand ce sale gosse de Peter Pan lui a coupé la main. Comme ça. Sans raison. Et non content de transformer sa victime innocente en manchot, ce pervers sadique de Pan a donné sa main à manger à un crocodile atteint d’une névrose obsessionnelle qui depuis ne peut connaître de répit avant d’avoir dévoré le reste. Et ce monsieur, qui n’a plus qu’une seule main (ce qui rend l’action de tourner les pages des magasines pendant qu’il se paluche particulièrement hardue), qui vit sous la menace d’une mort atroce chaque jour, ce pauvre homme disais-je, n’aurait pas le droit de se venger en éventrant ce jeune fripon ? Ah, elle est belle la jeunesse, tiens.

Allez, va… ça me dégoute.

Presque tant que j’en hésiterais à aborder pour vous les autres de ces vilains, ceux dont les motivations, sont un peu moins claires, ou tout au moins, beaucoup plus extravagantes. Cruella D’Enfer, que du coup on se demande si ses parents et l’officier d’état civil n’étaient pas un peu bourray le jour là, ne veut-elle pas simplement combler une profonde faille narcissique en étant la plus belle dans son manteau de chien ? (n’empêche, quand tu sais comment ça pue un clébard, tu te rends bien compte qu’elle n’est pas que narcissique, la faille…). La merveilleuse Mme Mim, veut juste… taquiner un peu. Shere Khan le tigre a, quand à lui, décidé qu’il ne devait pas y avoir d’humain dans la jungle. Parce que ça déforeste,  que ça abandonne ses gosses en slip orange partout, et que ça se fait des manteaux en peau d’animaux (voir exemple précité). Les humains c’est le mal qui ronge.

Dans une prochaine enquête exclusive au coeur de Walt Disney, nous nous interrogerons sur quel gentil est la plus grosse tanche devant la situation pénible qui lui est imposée.

Puis, si la troisième guerre mondiale n’éclate pas d’ici là, nous nous pencherons sur les larbins des méchants. Sont-ils tous ces créatures viles prêtes à n’importe quel léchage de bottes pour voir leurs noms apparaitre au générique?

Stay tuned for more.

PS : Le cadal qui met mal à l’aise :

#Slip

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Hommage à la solitudine, très bonne chanson de Laura Pausini.

3 mar

Faisons le bilan (calmement).

La sortie de l’hiver est toujours une période pénible, ne me demandez pas pourquoi. On se sent mal, un peu triste, un peu seul, avec un peu 5 kg en trop et un peu du boulot par-dessus la tête.

Ce qui explique que l’on se retrouve à faire des choses un peu extrêmes, comme aller courir 1h par jour (oui, car je refuse l’alimentation équilibrée. Je perdrais mes 5kg dans la dignité d’une nourriture outrageusement grasse, bien que réduite en quantité. Et je mourrais à 30 ans d’une crise cardiaque. Je fais ce que je veux), manger du Nesquick à la cuiller devant son écran d’ordinateur, écouter « Just the two of us », ne toujours pas foutre à la poubelle son calendrier de l’avent, écouter France Inter, regarder le Dino Train, tourner en rond sur soi-même pour s’occuper, faire son changement de médecin traitant, se demander si Albus est un prénom valable pour son futur éventuel fils, lire sans envie, regarder la télé sans envie, ne pas faire du sexe alors qu’on en a très envie, se rouler en boule dans son lit une après-midi entière, écouter «Fernando», se dire que c’est une très bonne chanson…

Bref, en un mot comme en cent, s’ennuyer. Et l’on s’ennuie si fort que l’on a rien à dire sur son blog. Mais alors, vraiment rien. Ou alors, pas la force de le dire. Pas les moyens mentaux de mettre les idées en forme. Juste l’envie constante de végéter jusqu’à ce que le soleil revienne, sur la Terre et dans nos cœurs, un peu comme le Christ, quelque part (Il faut aussi que j’arrête de regarder le Jour du Seigneur).

Avec DJ Benito aux platines.

Et pourtant, lors de l’une des nombreuses conversations que j’ai eues avec moi-même (au cours desquelles, je vous l’avouerais, il m’arrive de me faire rire), je me suis rendue compte qu’il y avait énormément de choses dont je ne vous ai pas encore parlé: mon amour des Winx, ma théorie selon laquelle Végéta est un bien meilleur père que Sangoku, mon beau-frère qui a coincé la radio de la salle de bain sur France Bleue, mes amis sarkozystes (que je kiffe malgré que) ou encore mon impatience de voir sortir les Trois Mousquetaires 3D en DVD (oui, je sais, ne me jugez pas. Arrêtez. Arrêtez de juger. STOP. MAIS !! ça suffit maintenant. Oh, et ben, puisque c’est comme ça, je ne vous le prêterais pas. NA. Ah, vous êtes bien attrapés, maintenant)…

J’avais aussi eu envie de vous parler de l’affaire « mademoiselle » qui a secoué… LE MONDE ADMINISTRATIF !!! Envie de vous dire que, oui, il y a des combats plus importants à mener, qu’il y a TOUJOURS des combats plus importants à mener, mais que si on passe son temps à en dresser la liste, rien ne change. Qu’il s’agit juste de rétablir une égalité administrative, on est soit madame, soit monsieur et le reste OSEF. Que le mot « mademoiselle » n’a pas été rayé du dictionnaire, alors CALM YOUR TITS. Que quand vous sortez des énormités telles que « Alors du coup, si je croise une petite conne de 14 ans, je dois l’appeler madame, c’est ça ? » vous ne faites rien d’autre que confirmer que, dans votre tête, dans laquelle j’aimerais bien habiter parce qu’il doit y avoir de la place, vous considérez le terme « mademoiselle » comme péjoratif et infériorisant et qu’au contraire ça ne vous dérange pas d’appeler un petit con de 14 ans « monsieur ».

J’avais même un super titre pour cet article. Je comptais l’appeler Mademoiselle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Mais vu que ce titre était le truc le mieux mis en forme du billet, j’ai renoncé.

Pas réussi. Pas envie.

J’aurais pu, en revanche, vous parler de la malédiction que m’a vraisemblablement jetée un sorcier vaudou, pour une raison que j’ignore, vu que je suis une fille très gentille et que mon plus gros péché de la journée consiste en les pensées impures qui me viennent à l’esprit quand je suis devant Dr Quinn et que Jake apparaît à l’écran.

Si. Je pense sincèrement que quand il n’est plus possible pour une personne de prendre sa douche sans se mettre à chanter du Taïo Cruz, on peut raisonnablement parler de malédiction. Elles y sont toutes passées, que ce soit « Break your heart », « Dynamite » ou donc, plus récemment « Hangover » (celle-ci est imprégnée si fort dans ma tête que dès qu’une chanson se termine, fût-ce du Barbara, j’ai envie d’enchaîner dessus). Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir tenir. Imaginez à quel point c’est humiliant lorsque je suis invitée chez des gens et que tout à coup, éclate dans leur chez-eux ma voix plus qu’approximative, tenant à peu près ce langage :

« Et puis des fois je met mes mains en l’air, en disant hééé hoooo, faut laisser tomber. Je veux célébrer et vivre ma vie, en disant héééé hooo, allons y bébé. Parce qu’on va rocker ce club, y aller toute la nuit. On va l’allumer, comme de la dynamite. Et j’te l’ai dit une fois, et j’te l’ai dit deux fois, on va l’allumer comme de la dynamite. ».

Oui, car je suis aussi sous le joug de cette autre malédiction qui me force à traduire toutes les paroles de chanson qui me passent dans l’oreille. Donc, je ne sais pas qui est le con qui s’amuse avec une poupée vaudou à mon effigie, mais ma bonne éducation ne m’empêchera pas de lui dire que ce n’est vraiment pas très gentil.

Oh, pitié, donnez moi des aventures palpitantes, laissez moi sortir de là, ne me faites plus vivre à 200 km minimum de la plupart de mes amies, redonnez moi l’envie. L’envie d’avoir envie. NE ME FAITES PLUS JAMAIS CITER DU JHONNY HALLIDAY.

WHAT. THE. FUCK. AM. I. DOING?

I’m dying in this town.

Bonus :

Le bonus de la magie des Internets qui évite de se tirer une balle dans le crâne et que pendant que tu le lis, mets toi bien ça dans la tête:

Alors, on a encore été bien foufous avec Google, hein, les gens ? Qu’est ce que vous êtes encore allés me chercher là, bande de petits Galopas (évolution de Ponyta au niveau 36, type feu, d’après Virgule, qui est encore meilleur que le plus meilleur de tes pokédex) ?

-Catégorie 1 Vous ne pensez qu’à ça:

“Partouze en capuche des années 80″, ”Le plaisir chez les paysans du XVIIe siècle”, ”Film sexe éducatif”, ”Sydney Fox phallique”, ”Baise au Formule 1″, ”La princesse de Frog et Fou Furet porno et nue”

You nasty dirty minds!

-Catégorie 2 Comment vous dites?

“Hipster nature clip cerfs effets spéciaux”, “Devoir de synthés français 7eme”, “Caniche Minogue” (j’ai un coup de coeur personnel pour ce dernier), “Mini photo d’identité de Molière en personne”, “baisse ta culot”, “Ours cajoline 1 mètre”.

Wait... What?!?

-Catégorie 3 Pouvez prendre rendez-vous avec un psychiatre très rapidement s’il vous plait? (Catégorie non complète pour cause de “Oh mon Dieu, mais c’est quoi votre putain de problème? NE T’APPROCHE PLUS JAMAIS DE CE BLOG”):

“Castor torride”, “Histoires sexe sur le castor”, “Fuck cat”, ”Slave viol”, “Jeu de fucking Barbie”, “frair fack soeur”, “Accords de Zouglou la danse des magiciens”…

I'm needed somewhere else. In the bathroom. To throw up.

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TNTC (Titre avec jeu de mot hautement intellectuel)

14 fév

Hier soir, comme tous les soirs, vous avez ressenti une angoisse. Solitude de la Saint Valentin ? Ralliement de Christine Boutin à Sarkozy ? Pénurie de pépitos dans vos placards ? Déception devant le racisme de Colorado Springs qui ne voulait pas laisser le petit Anthony aller à l’école des blancs, même Lauren Bray que du coup Bryan a fait ce qu’il savait faire de mieux, à savoir, la gueule ? Que non point.

Hier soir, comme tous les soirs, vous avez ressenti l’angoisse du choix, générée par la profusion de programmes de qualitay que vous offre quotidiennementla TNT. A moins que vous n’ayez rien regardé car vous êtes des pauvres, tendance assistés, et vous n’avez pas la télé (ou pire, vous faites partis de ces petits cercles parisiens gauchisants méprisant l’opium du peuple et branchés sur France Culture toute la soirée, mais dans ce cas là, je ne veux même pas vous adresser la parole).

Vous vous êtes sentis tristes et seuls. Vous avez finalement fait un choix, sans grande conviction, un peu dépités, un peu abandonnés. Si ça se trouve, vous êtes même allés vous coucher à 21h30.

Ou peut-être vous êtes vous éclaté comme une bête.

Devant une situation aussi intolérable, et sans raisons aucunes, je vais, une fois de plus, vous rendre un grand service.

J’ai, pour toi, et pour toi seul, lecteur, pris soin de regarder une petite portion de chacun des programmes des 18 chaînes pour te les raconter un peu, t’en offrir un extrait pris totalement au hasard, afin que tu sois mieux armé pour affronter le monde qui chaque jour périclite un peu plus dans les lenteurs infinies de nos émois acides et indifférents, alors même que des dinosaures. Oui, cette phrase n’a aucun sens, mais quelle importance ?

Une étude totalement bidon que j’inventas alors que j’avais besoin de justifier ce billet (nous sommes en période d’élection présidentielle, habituez vous à ce genre de procédés) prouve que le cerveau humain n’a besoin que de trois minutes pour comprendre l’ensemble d’une situation qui lui est présentée. C’est donc le temps que j’ai choisi de consacrer à chaque chaîne en commençant par la une car je trouve Etienne Mougeotte très beau.

A ma montre, il est 22h, ce qui signifie qu’il est environ 6h à Fukushima, heure à laquelle l’aube incandescente darde ses rayons d’or sur la centrale nucléaire, dont le cœur, semblable au mien, se fissure, tandis que s’accroche une ombre  délicate aux sourires des enfants nippons aux lèvres gercées par le radium* dans la douceur frêle de ce matin d’un hiver sombre, semblable à celui, dont je chéris le souvenir, où nous nous rencontrâmes, t’en souviens-tu, mon aimé ?

Donc, comme je le disais, il est 22h : 3, 2, 1 LET’S GO !

TF1 : La scène présente une femme en peignoir blanc dans une chambre d’hôtel qui crie sur un homme à propos d’un sujet que je ne saisi pas bien vu que j’arrive quand ça se termine. Joséphine ange gardien, en chemise à cœur que j’en ai vomis, est aussi dépitée que toi devant une telle situation. L’homme s’en va, mais Jo use de ses pouvoirs magiques d’ange pour faire éclater le moteur de son taxi. Elle pourrait les utiliser en Syrie mais ça a l’air de moins l’intéresser que des gens qui s’engueulent dans des 5 étoiles. Et c’est avec raison : l’homme comptais prendre le train pour Dijon ! Elle a beau lui expliquer qu’en faisant ça, il va rater sa vie, il est très têtu.

ZAP !

France 2 : « Cette salope était encore en vie », la phrase retentit dans l’atmosphère lugubre d’une sale d’interrogatoire, avant que celle qui vient de la prononcer ne plonge dans ses souvenirs. Huuuum, voilà qui me semble être un épisode de Cold Case… Apparemment, une blonde a essayé de tuer sa belle-mère pour s’accaparer le fils, mais c’est un échec total cause que phrase précitée. Quoi qu’il en soit, elle se fait arrêter au son d’une musique triste, tandis que tout le monde bouge au ralenti et que les ombres du passé apparaissent sous les yeux des enquêteurs peinés… Oui, pas de doute, c’est bien Cold Case ! Et Lily Rush range un carton dans son étagère. L’affaire est classée.

ZAP !

France 3 : Oh ! Dieu de Dieu, une émission avec que des vieux chanteurs. Celle qui fait dire à votre père qu’on en fait plus des belles émissions pareilles. Bon d’accord, au mien. Mais je suis sûre que le votre aussi, arrêtez de mentir. Francis Cabrel est donc plutôt d’accord d’accord avec le fait que ce ne soit que le début, dans une magnifique chemise qui entre en concurrence directe avec celle de Mimie Mathy sur TF1. Et alors que quelque chose vient de tomber sur les lames de ton plancher, a wild Polnareff appears, nous demandant, s’il nous plait, de l’aimer car il est fou de nous. On est bien d’accord, je lui dis oui ?

ZAP !

Canal + : Vous m’excuserez je vais profiter du magnifique écran noir qui s’affiche vu que j’ai pas de décodeur pour aller tweeter. On se re dans deux minutes.

ZAP !

France 5 : Deux monsieurs qui ont l’air intelligents, mais c’est sûrement parce qu’ils sont sur France 5, analysent le téléfilm « La Reine et Le Cardinal ». Bon donc là, on revoit la scène où Marie Mancini, premier amour du roi, se fait joyeusement jarreter de la cour vu que finalement Louis XIV va pas l’épouser parce que Mazarin il a décidé que sa nièce serait pas reine de France, pour une raison qui m’échappe un peu, là franchement. Nous apprenons (enfin vous apprenez, moi je le savais) que Mazarin a eu une TRES GROSSE influence sur Louis XIV. Vous êtes vulgaires.

ZAP !

M6 : L’émission qui vous passionne. Top Chef. Un jour vous m’expliquerez. Nous y voyons donc des gens qui non seulement cuisinent mais qui en plus commentent ce qu’ils cuisinent. Avec des gens devant eux qui commentent les commentaires sur la cuisine. Etant prête à tout pour me plier à vos goûts et vous plaire, si vous voulez , je vous live-blogguerais ma cuisson des pâtes la prochaine fois. Parce que TMTC que:

Je regarderais même Turbo pour vous.

Quand soudain, une MAGUENIFIQUE réplique d’un homme à propos de son omelette : « Ah, elle est colorée la chienne ». Je comprends. Moi aussi j’insulte mes aliments. Comme cette grosse salope d’endive et ce suceur de queue de Coq au vin.

ZAP !

Arte : Fidèle à sa réputation de chaîne intellectuelle à tendance idéale pour faire la sieste devant, la chaîne franco-allemande nous présente une scène contemplative de gens qui font de la barque sur un lac. Enfin jusqu’à un coup de téléphone avec lequel une des jeunes pagayeuses se transforme soudain en greluche finie avec option discussion à la con qui se fond heureusement peu à peu dans la musique du générique. Rarement scène finale m’aura donné aussi peu envie de voir un film. Et ce, bien que Kévin Fitzpatrick en soit le «best boy» (oui, il reste du temps, alors je vous décris le générique. Et si vous voulez m’expliquer ce que fait un best boy sur un film, moi c’est volontiers !)

ZAP !

Direct 8 : Chouette ! Une émission avec des gens qui acceptent de se faire filmer pendant leur mariage… Le sujet en est plus précisément les wedding planner. Siiii tu sais, ces gens que tu paie ultra cher pour que ton mariage ne soit pas plus exceptionnel qu’un autre mais que tu pourras les pourrir comme c’est pas permis si un seul truc va de travers.

Comme par exemple le fait que tu ne sois pas aussi jolie que tu l'espérais dans ta robe de mariée.

Et donc nos weddings planners sont « trop contentes ». De la soirée, de leur métier, de devoir se bourrer pour la 250 000e fois « I Gotta Feeling » des BEP ?

Nous ne le saurons jamais car…

ZAP !

W9 : Attention alerte chef d’œuvre ! Ce grand héros de Nicolas Cage est… GHOST RIDER ! Le fantôme au crâne aussi brûlant qu’une rue athénienne qui fait de la moto ! Oui, Cage sait choisir les rôles qui envoient du lourd. En même temps, c’est Nicolas Cage. Même que du coup, Eva Mendès est grave in love de lui. Autant ça se comprend quand il a une tête de mort à la place du visu, autant qu’elle l’embrasse quand il redevient Cage, ça m’a rappelé les heures les plus sombres de ma vie sentimentale.

L'horreur a un nom...

Pour mettre fin à ce scandale, un homme que je soupçonne être le Diable en personne, arrive et le libère de ses engagements de ghost rider. Mais Cage dit NON. A la place, il va plutôt utiliser ses pouvoirs pour tatanner méchamment la gueule de celui qui les lui a donné. Je ne sais pas qui a fait l’éducation de ce jeune homme, mais je ne vous félicite pas !

ZAP !

TMC : Il fallait bien qu’une chaîne se sacrifiât pour l’hommage à Whitney Houston. Or à Monte Carlo, on a toujours eu le sens du sacrifice. Nous voici donc devant la fin de Bodygard, film que je dois avouer n’avoir jamais vu de ma vie. Je l’avoue parce que j’ai conscience que cela me met en marge de la société. Mea maxima culpa, mais tout de même… Un film avec Kevin Costner et sans Alan Rickman ? Je ne suis qu’humaine, après tout… Enfin, trêve de mes dégoûts personnels, je suis censée vous raconter que la starlette Rachael demande à ses gardes du corps de se calmer sous pretexte « qu’il ne peut rien nous arriver de mal ». Puis elle sort, magnifique, de sa limo tandis que Kevin Costner scrute les alentours tel un suricate à la recherche d’un possible tireur embusqué, mais là,  ce serait vraiment pas de bol ! Notons cependant que Whitney Houston était vraiment très bonne à l’époque. Mais vite, quittons ces lieux par trop revival 80’s et par trop mal doublés et…

ZAP !

NT1 : Les complexes sont une source intarissable de la télé réalité. Je suppose qu’avant ils ont épuisé les « je me sens grosse, moche, mal habillée et mon partenaire est fan de Michel Sardou » car je trouve le sujet proposé bien mou du genou au niveau du glauque. Il s’agit de Anne qui perd apparemment ses cheveux mais heureusement, son médecin est confiant. Je sais pas vous, mais moi je suis ultra soulagée. Anne a cependant un autre problème qui est de porter des doudounes en fourrures, mais visiblement ça, ça la complexe moins. Pendant ce temps, Isabelle, quant à elle, souffre de sudation excessive, à l’instar de ce grand humaniste qu’est Brice Hortefeux. Pour compenser, elle fait de la moto. Moi non plus, je n’ai pas compris. Quoi qu’il en soit, Brice devrait essayer, on rigolerait bien.

ZAP !

NRJ12 : Quand soudain, un film avec Catherine Jacob qui nous démontre qu’elle ne sait vraiment pas jouer sans minauder comme une caricature de bourgeoise de façon extrêmement irritante. Du coup, je renonce. L’humain a sa dignité, ses limites et ses slips (surtout qu’il s’avérera plus tard qu’on y trouve aussi Mélanie Laurent, alors vraiment, me dites pas que j’ai eu tort.)

ZAP ! (très vite, par pitié)

LCP : Public Sénat, une bien belle chaîne. Je vous mets au défi de trouver dans votre entourage une seule personne qui la regarde pas pour du lol. Ce soir nous voyons un reportage sur une maman qui nous présente les jouets éducatifs de son enfant. C’est très très intéressant. Cette jeune maman est très stressée car son fils, en maternelle, ne sait pas bien colorier des sacs à dos. Devant l’évidence de ce handicap qui l’empêchera sans nul doute de prétendre plus tard à une filière d’exception, un doctorat ou une bourse au mérite,  la maman dépense tout son argent dans encore plus de jouets éducatifs. Mais à qui profite ce business ? De son côté la maîtresse met les enfants en situation de gros stress inutile d’examen. La question est la suivante : « Ecris ton prénom en lettres attachées ». Vous rigolez, mais j’ai du passer ma licence au rattrapage à cause de cette même question.

ZAP !

France 4 : Non. Je refus. Un vieux reportage tout nul sur les douanes dans les aréoports de Nice que on s’en fout, même si en l’occurrence il est question d’une livraison de cocaïne par colissimo. Parfois tu te demandes vraiment comment font les gens pour être à ce point complètement cons. Enfin bref, sujet basique. La drogue et les putes. Je me demande combien de soirées ça a occupé. Enfin, devant la télé, j’entends. De toutes façons, vous m’invitez jamais quand vous vous amusez vraiment.

ZAP !

BFMTV : Tu t’attendais à de l’info ? Hé ben non car c’est d’abord les pubs. Trop courtes cependant, quand on réalise que l’info consiste en Christine Boutin qui peut rallier sans plus aucun complexe le parti du mariage hétérosexuel et des civilisations supérieures. Une alliance, comme le dit la madame, fondée sur des valeurs comme les racines judéo-chrétiennes de sa connerie. Que même que elle était sur le point de faire une grève de la faim. Que même que j’ai ri.

Allez les jeunes p**, on reprend tous avec Christine: "Jésuuuus est mon berger".

ZAP !

ITélé : Et donc re de l’info, mais cette fois-ci surla TVAsociale rejetée par l’Assemblée vu que les députés UMP ne sont pas viendus pour voter le projet de notre pourtant « très rassembleur » président (Si, Christine Boutin, tavu). Malgré cette absence des députés de son propre parti, il s’agit, d’après Jérôme Chartier, intervenant tout colère, d’un coup des socialissss, cette sale engeance qui, je cite « se cache derrière les rideaux ». Ils sont vraiment joueurs à l’assemblée nationale. Le lol infini. Après ils font une marelle.

ZAP !

Direct Star : Là c’est bien complexe. Le film a visiblement commencé depuis un certain temps, on est en pleine tension. Bobby Drake de Xmen (sauf que le film n’est pas Xmen) entend un appel à l’aide via talkie walkie, plutôt répétitif, d’un dénommé Kyle qui se met ensuite à délirer à propos d’une expiation (Hunger Games ?). Il semblerait qu’il fasse parti d’un groupe d’adolescents, coincés sur une île sur laquelle il y a un tueur. Qui laisse des indices. « Ce sont des mots ! » annonce fièrement Bobby. Bravo. Il semblerait qu’une dénommée Régina, humiliée par nos lascars, soit la clé du mystère. A moins que tout ceci ne soit que mensonge… HIN HIN HIN ! Arrêtez les gens, vous êtes trop originaux.

ZAP !

Gulli : OH. MON. DIEU. Je ne peux pas vous décrire ce que j’ai sous les yeux. D’une part parce que je commence à fatiguer mais surtout parce que :

Si. Vraiment.

ZAP !

France Ô : Final en apothéose. Je crois qu’il faudrait mettre en prison tous les gens qui ont eu un jour l’idée saugrenue de mettre Keanue Reeves en vedette dans un film. Non pas que les films dans lesquels il a joué soient mauvais, hein. C’est juste que niveau présence à l’écran, vous auriez engagé une crevette grise ça coûtait nettement moins cher et ça revenait quasiment au même (j’admets que la crevette grise pose un problème d’échelle à gérer, contrairement à Reeves). Bon en plus il y a un petit garçon qui vient de se faire racketter son sac, et je suis PAS DU TOUT D’ACCORD. (D’ailleurs, c’est de la faute à Keanue qui a laissé les enfants partir trop tard d’un entraînement. Qu’on le pende à la seconde).

Et voilà. Un tour d’horizon en près de 50 minutes. Je vous avoue qu’à la fin on ressent une sorte de malaise physique auquel je ne m’attendais pas.

Bien quoi qu’il en soit vous avez mainetnant en main toutes les armes pour devenir un brillant causeur, que ce soit avec vos collègues, vos camarades de classe, sur le Twitter ou bien au lit avec votre partenaire particulier. Mais bon, dans le dernier cas, j’espère vraiment que vous avez autre chose à foutre que de discuter de Joséphine Ange Gardien, Mazarin ou Christine Boutin. (T’as vu comme ça, rime ? Considère que c’est mon poème de Saint Valentin –TAVU COMME ÇA  RERIME ??)

PS1 : AVERTISSEMENT : Comme tu as pu le remarquer, je me suis permis de tout critiquer le peu que j’ai vu alors que même pas je connais, de quel droit je me permets ça, pauvre connasse à l’esprit fermé ? Je me prends pour qui sans déc’ ? Sérieux, ça m’énerve les gens comme ça, là… Je pourrais m’excuser quand même. Je me suis trop froissée ! Hein, quoi ? Je m’excuse ? Bon, ben ça va alors. MAIS JE RECOMMENCE PAS !!

PS2 : En fait on me fait signe qu’il ne s’agissait pas du tout d’Etienne Mougeotte mais de Stephen Fry. Rien à voir. J’a trompé. Je vous présente, comme dirait Jafar, mes plus plates et mes plus viles excuses.

PS3 : Apparemment dans DBZ il y a UNE SEULE musique pour TOUS les épisodes. Comment ça, vous vous en foutez ?

*Oui je pompe Pierre Desproges. C’est normal, c’est la Saint Valentin.

En sus, avec le nombre de références que j’ai faites à la cité de la peur, j’ai bien peur de finir par tomber sous le coup d’Acta, et je peux vous dire que je tremble dans mon slip comme quand j’oublie mon… Non, vous ne connaîtrez pas la fin de cette phrase.

See ya next time!

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Joli conte d’hiver solitaire.

9 jan

Il était une fois, il y a fort peu de temps et dans une démocratie plutôt pas lointaine, surtout si tu prends l’A6, c’est plus court, une jeune fille à qui l’on avait montré « The Rocky Horror Picture Show ». Le DVD lancé et quelques instants passés, la jeune fille sentit son cœur s’éveiller à l’amour. Elle venait de voir, pour la première fois de sa vie, portant corset et maquillage à outrance, l’homme que le destin lui réservait depuis tout ce temps, Tim Curry. (Bon là, je romance un peu, en fait j’étais déjà tombée sur It quand j’étais petite, même que ça m’avait traumatisée sa mère et que j’en fais encore des cauchemars. Mais bon, Tim y est nettement moins choco-miam, drool on the floor, alors bon, hein. Et puis c’est moi qui raconte, j’fais encore bien c’que j’veux). Et la jeune fille n’oublia jamais la douce impression de chaleur dans le slip ressentie à ce moment là.

How do you like your curry?

Je sais, c’est une très jolie histoire, mais elle ne s’arrête pas là, fidèle lecteur.  En effet, après de telles péripéties de dingue, le revirement qui s’en suit est tout naturel. Un beau matin, aux alentours de 10h30, quand le soleil darde ses rayons ardents dans ta tronche alors que tu voulais dormir, merci bien, la jeune fille s’éveilla, fraîche et dispose, avec une grosse marque de bave sur l’oreiller, et son premier reflexe fût évidement de chanter en cœur avec les oiseaux d’allumer sa télé, sur TF1 si mes souvenirs sont exacts. Quelle ne fût pas sa surprise et sa joie lorsqu’elle reconnut Tim, un peu plus âgé, certes, mais toujours aussi hot as fuck, en particulier dans cette robe rouge fort seyante.

La jeune fille venait de découvrir « Les Trois Mousquetaires », version Disney, dans laquelle son Unique Amour interprétait le machiavélique Cardinal de Richelieu. Et la jeune fille vit que cela était bon. (Si, si, j’te jure. En plus y a Charlie Sheen et Kiefer Sutherland dedans. DE L’OR EN BARRE).

Commença alors une quête effrénée. La jeune fille avait soif de connaissance, elle voulait tout savoir. S’il avait été possible de faire une version aussi pourrie des Trois Mousquetons, alors, elle les verrait toutes. Depuis l’épisode des Robins des bois jusqu’à la version avec Christoph Waltz, Milla Jovovitch et la choucroute d’Orlando Bloom (que si tu veux pas la voir par manque de goût de ta part, au moins tu lis ça), tout, tout, tout devait être vu.

Quand soudain, le destin frappa.

Représentation allégorique du destin qui frappe.

LA VERSION ULTIME.

N’ayons plus peur, mes frères, car il est définitivement avéré que Dieu nous aime:

Barbie et les Trois Mousquetaires, le film qui manquait à ta DVDthèque.

Ce film à forte valeur pépitesque ajoutée s’ouvre sur une magnifique chanson qui m’émeut et empile les lieux communs sur le fait de croire en sa propre force et son individualité et ta gueule.

Après ce petit générique bien inutile, nous nous retrouvons en pleine campagne, où Barbie, qui en fait s’appelle Corinne, ce qui est probablement le prénom le plus moche de l’Histoire de France,  apprend à se battre contre un épouvantail et nourrit son cochon qui parle devant son chat qui parle et son cheval qui parle. Oui, parfaitement.

Corinne, jeune paysanne du XVIIe siècle, a un rêve plutôt inattendu pour une demoiselle de cette époque, puisqu’elle veut devenir mousquetaire. En même temps, ne l’aurait-elle pas voulu, il n’y aurait eu guère de film. En plus, comme le disait d’Artagnan, le papa de Corinne « le courage, c’est de poursuivre son rêve même quand tout le monde vous dit que c’est impossible ».

Triste vérité: le père de Corinne n'était pas D'Artagnan, mais le chanteur d'Abba.

Forte de ce conseil et d’une lettre de recommandation, notre blondinette pars donc pour Paris sur son cheval, avec son chat mais sans bagages. Peut-être que le chat fait aussi porte-slip. En tous cas, j’espère. Sinon c’est dégueulasse. Une fois arrivée à la capitale, notre petite provinciale laisse son dada à un dénommé Serge qu’elle ne connait ni d’Eve ni d’Adam, ni de la comédie musicale Adam et Eve et se met à la recherche des mousquetaires. Elle en trouve une tripotée en train de se battre et lance un défi à l’un d’eux qui se moque d’elle, l’inconscient (lui n’a pas eu de papa pour lui dire que les rêves toussa…). Cependant l’effrontée n’a cure des blagounettes sexistes de ses futurs collègues et se rend chez Monsieur de Tréville, tout ceci sous le regard torve d’un chien. Oui, dans les téléfilms de Barbie, les animaux monopolisent l’essentiel de l’intrigue. C’est cependant grâce à une conversation entre le dit chien et la chatte à Barbie que l’on apprend que le jeune prince Louis que les mousquetaires doivent protéger a laissé le royaume aux mains du régent (qui est le maître du méchant chien, zavez pigé ?). Oui, aux chiottes Richelieu.

C'est cadeau, ça me fait plaisir.

Arrivée chez Tréville, Corine rencontre le régent Philippe qui en sortait justement et qui est un mysogine accomplit en plus d’être à l’évidence l’enculé de l’histoire. Elle formule cependant sa requête au capitaine des mousquetaires en mettant bien en avant le nom de papa, un peu de népotisme n’ayant jamais nui à personne.

Cependant, elle se fait refouler comme c’est pas permis. L’histoire ne s’arrête pourtant pas ici, ce qui est un peu dommage, puisque Brutus le méchant chien se met à poursuivre Miette, le chaton, dans tout Paris, renversant au passage une brunette passionée de mode que je soupçonne donc d’être Porthos, une rouquine poète que je suppose être Aramis et une Métis violonniste (apparement l’alcoolisme d’Athos passe mal dans les téléfilms Barbie). Les trois donzelles exigeront donc réparation. Mais pas maintenant puisque Corinne vient de se faire engager de force en tant que bonniche au château. Chez moi on appelle ça de l’esclavage, mais pas de problème. La chef des serviteurs est une connasse sans nom qui martyrise les vieilles dames, ce qui offre un  contraste plutôt interressant avec la niaiserie gentillesse de Corinne. Non, j’déconne, c’est à chier.

Quand soudain coup de théâtre ! Corrine rencontre ses co-bonniches, qui  ne sont autres que les trois jeunes femmes qu’elle a renversé plus tôt dans la journée. Ces dernières s’avèrent avoir chacune une couleur attitrée, ce qui est pratique quand on veut leur faire un cadeau. Brunette se nomme Vivica et s’habille exclusivement en violet, Rouquine est Aramina et ne porte que du vert, quant à la Métis, il s’agit de Renée et elle ne jure que par le bleu. Corinne étant blonde et vétue de rose, si elles n’arrivent pas à devenir mousquetaires, elles pourront toujours monter un Girlsband et s’appeler les Quadricolors.

Mais fi de tels projets pour l’instant. Le Prince donnant un bal dans une semaine, il est urgent que notre quatuor de feignasses s’active un brin. La tâche sera d’autant moins aisée que les trois bestahs aux prénoms improbables sont toujours en rogne contre Corinne qui a un prénom encore plus moche que le leur, ce qu’elles ne peuvent tolérer. Elles lui donnent donc une tâche dégueulasse : nettoyer le sol de la salle de bal à la brosse à dent. Barbie meets Full Metal Jacket. Enfin, après une difficile journée de travail, chacun rentre chez soi.

Mais soudain, Aramina réalise que quand même, on est pas des truies, on va pas laisser Corinne dormir dehors. De plus, Vivica vient de remarquer le chaton trop quiquinou, ce qui fait donc deux raisons de l’inviter à la maison. Renée en voit une troisième et raquette son pognon à Corine.

Je tiens tout de même à signaler que pour des bonniches, leur barraque est plutôt pas dégueu. Elles se font sûrement plus de 5000 Euros par mois. De là à dire que Barbie et les Trois Mousquetaires a été réalisé par Jean-François Copé il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas car je n’aime pas tomber dans la vanne facile.

Après une bonne nuit de sommeil, nos godiches retournent au turbin. Et c’est tant mieux, car se passe alors l’évènement auquel on ne s’attendait pas du tout. Le jeune prince Louis, vêtu de jaune selon la règle de une personne=une couleur, courant après son mini dirigeable qu’il a construit tout seul comme un grand au lieu de diriger la France heurte Corinne occupée à balayer. Premier contact. Gros Clin d’oeil.

Oui, on sait tous comment ça va finir cette histoire.

En discutant avec le régent Philipe (habillé en rouge, ça va, tu suis ?), Louis explique que c’est son rêve de faire voler des machines, ce qui émeut Corinne, comme à chaque fois qu’on parle de rêve. Elle doit confondre avec rave. Quand soudain, gros drame, le lustre se détache et manque de tuer notre futur roi. Des débris sont éjectés partout, permettant à nos amies de démontrer leur potentiel matrixesque dans l’indifférence générale.

Enervé tout rouge, Philipe s’en prend aux mousquetaires. Qui sont donc visiblement chargés des lustres du château. Sauf que…

*Jingle* Excercice ludique « Sauras-tu comprendre ce qui est en train de se passer ? » *Fin jingle*

La question à Un million de dollars est la suivante : Crois-tu que c’est l’usure qui a fait tomber le lustre ou penses-tu que c’est Philipe qui essaie d’assassiner le prince pour devenir roi à sa place ?

Le suspense est insoutenable.

Un premier indice est mis à ta disposition dans la scène suivante puisque, tout occupée qu’elle est à ramasser les débris de diamants du lustre pour s’en foutre plein les fouilles, Corinne remarque que la corde en a été sciée… TIN TIN TIN TIN !

Au lieu d’en discuter avec ses nouvelles amies pour résoudre ce mystère, Corinne préfère revenir sur son rêve que ça fait juste 40 fois qu’elle le mentionne. Sauf que pour la première fois, on ne se moque pas d’elle. En effet, les trois autres jeunes filles veulent elle aussi devenir mousquetaires! Décidement, soubrette, ça mène à tout comme études.

Monique aussi était prête à tout pour devenir neurochirurgienne...

Une vieille qui les espionnait, les invite alors à  la suivre. Elle leur montre une salle dissimulée dans un mur et décide de les entrainer à devenir mousquetaires. Il n’y a pas une seconde elle boitait et était bossue, et maintenant elle enchaîne les triples saltos arrières et fout leur pâtée aux quatres péronnelles. Un long apprentissage se profile. Pendant ce temps, personne ne fait le ménage, mais ça, personne n’en parle.

Attention, nouvelle scène, nouvel indice : le régent Philipe discute avec son larbin d’à quel point il a la mort que son super plan ultra sophistiqué du lustre qui écraserait la tronche du prince n’ai pas fonctionné. Il charge donc le dit larbin borgne que c’est censé être Rochefort mais que là il s’appelle Bertrand de tuer le prince le lendemain lorsque celui-ci essaiera la version grand modèle de son dirigeable (N’empêche cette histoire de dirigeable m’interroge. Je me demande sincèrement si les réalisateurs des Trois Mousquetaires 2011 ne se sont pas inspirés, avec raison, de ce brillant téléfilm…).

Le plan aurait pu parfaitement réussir tant le prince est un con, sans l’adresse et la présence d’esprit de Corinne qui voit là, en plus, une magnifique occasion de se retrouver seule à seul avec le prince sur le dirigeable pour pouvoir tâter à loisir de son sceptre royal. Nos deux futurs tourteraux discutent une fois de plus de leurs rêves mutuels et Louis commet une impériale boulette lui interdisant l’accès au boobs de Corinne en se foutant de sa gueule car « une femme ne peut pas devenir mousquetaire ». Ce film est un vrai manifeste féministe ou je ne m’y connais pas.

Quoi qu’il en soit, Philipe est très en colère qu’encore un de ses plans débiles ai raté. Corinne, à qui on ne la fait pas, commence, tout comme toi, à soupçonner que quelqu’un cherche à attenter à la vie du prince. L’enquête s’ouvre donc avec pour seul indice, un petit rubis trouvé près de la corde tranchée du lustre. Comme dans un Colombo, on connait déjà le coupable. Tu peux aussi essayer de deviner comment Corinne va découvrir son identité, même s’il est plutôt probable que celui-ci se dénoncera tout seul.

Après une journée complète d’entrainement intensif,  nos greluches sont fins prêtes et ont même surpassé la vioc, alors laisse moi te dire qu’elles sont au top niveau. Elles décident donc d’aller fêter ça dans les ruelles sombres de la capitale, probablement pour s’acheter de la coke. Au détour d’une rue, qui ne surprennent-elles pas, habilement dissimulés au beau milieu de la chaussée ? Les hommes du régent qui expliquent à voix haute qu’ils cherchent à introduire des armes dans le château pour estourbir le prince pendant le bal masqué ohé-ohé. Histoire qu’on ai bien compris qu’il y a eu multiples tentatives d’assassinat, Bertrand sort son poignard dont la poignée est incrustée… de RUBIS ! Plus de doutes à avoir. Enfin, surtout avec la conversation d’avant, quoi.

Pendant ce temps, Philipe se prépare un Alibi Montana en béton en choississant d’aller skier plutôt que d’assister au bal, histoire qu’on puisse pas dire que c’est lui. Comme c’est habile. Corinne et ses amies arrivent sur ces entrefaites pour accuser les hommes du régent devant Monsieur de Tréville. Elles somment ces derniers d’ouvrir les caisses qu’ils portent pour prouver leurs dires mais n’y découvrent que des jouets. En plus comme c’est rien que des gonzesses, on les croit pas trop. Elles sont exclues du château à jamais et interdites de Bal Masqué.

Mais Corinne refuse de se laisser abattre. Il faut protéger le prince. Une fois de retour dans leur quatre étoiles, les bestahs mettent au point le plan inattendu de se déguiser pour jouer les party-crashers au bal. Elles se confectionnent donc des robes de princesses, toujours selon le même code couleur et ce grâce à leurs RMI, puisqu’elles sont maintenant au chômage.

Heureusement, pour ce qui est de se confectionner un costume pas cher, papa est encore de bon conseil.

Arrive enfin le grand soir du Bal. Philipe fait semblant de mettre sa combinaison et son bonnet et d’accrocher ses skis à son carosse, mais sitôt dans celui-ci, il s’affuble d’un masque et retourne au château où Bertrand lui donne une épée, destinée à vider le prince comme une truite sur le carrelage de la salle de bal. Nos héroines parviennent à pénétrer elles aussi au bal, le service de sécurité laissant plutôt à désirer. Sonne alors l’heure terrible de la danse du Sabre, pendant laquelle le vilain méchant projette d’accomplir son funeste dessein. Mais c’est également l’occasion pour le prince d’inviter Corinne à danser bien qu’il ne l’ai pas reconnue puisqu’il est très con. Celle-ci reconnait dans la foule dansante son mortel ennemi et tente avec ses amies de l’éloigner de Louis, parce qu’il faut déconner quand même, il semblerait bien qu’elle ai une chance de tirer ce soir. Le régent attaque mais se fait arrêter dans son élan par Corinne qui lui prend son sabre. Il ordonne alors à ses sbire d’apprendre un peu à ces jeunes péronnelles que ce sont les mâles qui portent la culotte ici, mais c’est sans compter les techniques ultra meurtrières de ces dernières, à base de parfum, rubans, éventails et colliers. Parce que ce sont de vraies filles. Et qu’un poing dans la gueule c’est pas poli.

(Franchement, je vous passe les péripéties avec les animaux, maintenant, parce que j’ai du respect pour vous).

Pendant ce temps, le régent emmène le prince dans des souterrains, et vu que celui-ci est VRAIMENT TRÈS CON (non, je sais j’insiste grave, mais VRAIMENT), il le suit sans se poser de questions. Je te jure, à un moment, même le régent il y croit pas d’à quel point l’autre il est con.

Malheureusement pour lui, c’est justement à ce moment là que le prince décide d’additionner 1+1 et de comprendre que son fourbe cousin n’est rien d’autre qu’un fourbe. Il décide donc bravement de se carapater. Pendant ce temps, Corinne et ses copines se sont lancées à la poursuite du traître. Corinne laisse ses acolytes derrière pour libérer des mousquetaires (oui, j’avais fait l’impasse sur ça, je suis bien punie maintenant). Habile subterfuge lui permettant d’être alors celle qui libérera le prince et pourra discrétement en profiter pour lui rouler maintes galoches. Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’instant nous retrouvons Louis et Philipe sur un parapet (oui, ils étaient dans des souterrains et maintenant ils sont sur le toit du château. Me demande pas, je sais pas.) où le vil régent menace le beau prince de son épée en lui expliquant que maintenant tout de suite dans 3 secondes là bientôt ahah prépare toi, il va le tuer car le jeune freluquet est incapable de gouverner la France (ce en quoi il n’a pas tout à fait tort).

Mais Corinne, arrivée juste à temps (cela dit avec le monologue de Philippe, elle avait encore deux bonnes heures devant elle) execute une pirouette de malade mental et entame alors un duel acrobatique avec le régent au terme duquel elle perd son épée. Alors qu’il pourrait la tuer sans  faire de commentaires et devenir ainsi roi, il décide plutôt de raconter grave sa life, permettant à Louis de renvoyer son épée à la jeune femme. Elle désarme alors son adversaire. Mais vu que personne n’a le courage de tuer personne, Philipe reprend lui aussi son épée et réattaque. Enfin arrive Tréville qui met fin à toutes ses conneries en arrêtant le régent.

Libéré de tout ce stress, le prince reconnait alors dans sa sauveuse Corinne, celle qu’il aimait plus que tout sans aucune raison valable vu qu’il lui a parlé que une fois. Il la nomme alors mousquetaire, ainsi que ses copines, ce qui met tout le royaume en joie. Même les paysans qui n’auront pas de quoi payer la gabelle cette année. Tout est bien qui finit bien, les méchants sont tous punis et le prince devenu roi invite Corinne dans sa Benz-benz-benz volante pour lui expliquer comment on envahit la Pologne sans faire de traces. Mais celle-ci doit déjouer un nouveau complot contre Louis avec ses pines-co, ce qui était le nom de code de l’époque pour « Pas ce soir, j’ai mes ragnoutes ». Et c’est donc à cheval, sur fond de coucher de soleil, que nos héroïnes préférées partent vers de nouvelles aventures en chantant « I’m a poor lonesome cowboy ».

FIN.

Si toi aussi tu as aimé Barbie et les Trois Mousquetaires, si toi aussi tu as chaud dans le slip quand tu penses à Tim Curry, si toi aussi tu penses que Corinne est le prénom le plus laid du monde ou si tout simplement, tu te sens un peu seul, vas tagger « Moi aussi » sur le mur du commissariat de police le plus proche de chez toi.

Sinon tu peux lire "Et moi aussi, je t'accompagne", ouvrage que je n'ai pas le plaisir de connaître mais qui m'a l'air plutôt anxiogène.

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On est le premier magazine féminin en France. Alors on s’adresse uniquement aux bourgeoises trentenaires blanches, conservatrices et qui veulent se sentir djeunz, in et connectées si on veut!

7 déc

On va en parler, on va parler... Calme toi!

AVERTISSEMENT : Ce billet est quelque part un retour aux sources. C’est-à-dire que j’abuse un peu. (Mais pas tant que ça, bien vrai)

Dieu et mon impressionnante collection en sont témoins, je n’ai jamais été de celles qui crachent sur les magazines féminins. Bien au contraire, ils ont fait partie intégrante de mon éducation. Des « 20 ans » que je volais à ma sœur (oui, c’est l’instant dénonce) et des « ELLE » lus chez ma tante aux Glamour, Cosmo, Isa et Vogue que j’achetais toute seule avec mes petits sous, je n’ai jamais éprouvé le moindre mépris pour le concept de presse féminine. Oui, j’estime qu’on peut parler sur un même support de vernis à ongle, de la jeunesse iranienne, du retour de la mini en jean, de fellation, des boss insupportables, de la difficulté à gérer une relation amoureuse, de la plus grande difficulté encore à entrer dans une relation amoureuse, des seins de Dita Van Teese, bref de tout et de n’importe quoi et ce, sans le moindre complexe.

J’ai l’impression, lorsque je me retourne naïvement sur ma folle jeunesse, que la presse féminine de cette époque cachait sous des dehors futiles un véritable message, quelque chose que je n’arrive pas à définir autrement que par le terme anglais d’ « empowering » (ce qui en plus me permet de me la péter… two birds, one stone). Quelque chose qu’on retrouve encore dans les cosmo US dont le slogan est « Fun Fearless Female ». En France, on est un chouilla plus old school.

Oui, c’est que pour ma part, j’ai appris l’anglais et le féminisme en même temps, chez ma pote Morgane (t’as pas connu Morgane, t’as un peu raté ta vie, mais c’est pas grave), en regardant Sex And The City et en lisant les Cosmo qu’elle rapportait des Etats-Unis. Un féminisme naturel, brute et humaniste.

Soit que les temps aient changés, soit que je ne sois devenue une grande fille à qui on a ouvert les yeux par inadvertance, il me semble bien qu’aujourd’hui, jeune fille, la presse féminine se fout un peu de ta gueule.

Oui, je pense qu'effectivement, on ferait mieux.

Attardons nous donc quelques instants sur la littérature qui accompagne ton adolescence, ta vie de jeune adulte, de grande fille, de dame, de mémé punk… et la construction de tes convictions personnelles sur ta place dans la société.

Avec par exemple, un exemple. Au hasard le plus total un magazine reçu dans ma boîte aux lettres, que je surnommerais, du fait de notre longue relation dont mon désamour récent n’entache pas le doux souvenir, « Mon Doudou ».

Cet été déjà, tu m’avais cassé les couilles, Mon Doudou, avec ta magnifique couverture sur Blake Lively, heureusement passée, je cite « De Gossip Girl à Léo DiCaprio ». Great life achievement. Comme dans « Avant on t’admirait en tant qu’actrice, maintenant on admire ta capacité à mettre le grappin sur un mec ». Si, si, ça méritait bien la couverture. Parce que c’est pas juste Maurice le technicien plateau. C’est Léo. Léo le gossbo avec l’option compte en banque bien rempli. Oui, les garçons aussi, vous avez le droit de vous sentir insultés. Même si un jour vous arrivez à pécho Megan Fox dans les toilettes du Macumba Club, ça fera juste la une de votre skyblog. Zaviez qu’à être riches et influents aussi.

Mais ne vous en  faites pas mes coupains mecs. Pour l’instant vous êtes juste des p’tits gars, vaguement moyens, vaguement pas gossbo, vaguement étudiants, vaguement au chômage et qui inspirez donc bien évidemment un certain mépris. Mais Mon Doudou a de quoi vous réconforter. Un jour vous deviendrez pères. Ce jour là, vous pourrez imposer le respect à une tribu pour le seul motif que vous produisez du sperme. Et quand, sur les conseils de Mon Doudou, votre fille, agacée par l’agencement immuable autour de la table lors du réveillon de Noël voudra tout changer, elle ne vous déplacera JAMAIS de votre bout de table, place d’honneur. Car le père doit présider. Vous serez le chef de famille et votre parole aura force de loi. Chouette hein ?

Mais tu essaies de te rattraper, n’est-ce pas, Mon Doudou ? Oh, je sais bien ce que tu t’es dis: « Et si on rétablissait la communication entre les sexes avec une rubrique où un homme répond aux questions que se posent les femmes ? Comme dans « Ce que pensent les hommes » ! » Bon alors déjà, la référence aurait du t’arrêter, mon bo loulou. Mais j’admets que l’intention était louable. Oui, moi aussi je pense que le dialogue homme/femme est essentiel à la compréhension et au respect mutuel.

Oh.

T’as vu ? RESPECT ! Le mot de dingue. Le mot qui sous-entend « Evitons de choisir un connard condescendant, méprisant, faussement compatissant et vraiment macho pour tenir cette rubrique». Le mot qui n’a visiblement pas inspiré ton choix de ce charmant jeune homme que nous surnommerons « Tim » par respect pour son anonymat et sa dignité.

Nan, mais on s’en fout que Tim soit plus intéressé par le salaire exagéré que tu lui verses pour pondre ses 200 mots que par la mise en place d’un vrai dialogue. Tim, il a une allure de trentenaire adulescent un peu hipster, détaché, trop hot. Et une mentalité archaïque. Tim, la rédaction de sa rubrique, elle lui prend 25 minutes grand maximum. 30 s’il se trompe beaucoup sur son clavier.

Alors dans ton numéro de ce mois-ci, Tim il fait fort. La première question/réponse est géniale. Une jeune femme en couple demande à Tim de quelle façon elle peut annoncer à son petit-ami qu’elle va dîner chez son ex. La réaction de Tim, je l’aime. Tim s’insurge. Tim n’est pas dupe. Tom veut vous protéger contre vous-même. Tim a une analyse très fine de votre situation qui va forcément finir au pieu. Oui, c’est comme ça. Tu mets un homme et une femme dans un appartement, ils font du sexe. C’est tout. Quoi les nuances ? Quoi l’histoire personnelle ? Quoi la vie n’est pas un film de boule ? Non pour Tim, vous êtes une madone, vierge et innocente et dans ce cas, votre vil Grand Méchant Loup d’ex vous croquera dès que vous aurez passé le pas de sa porte, avant même que vos cordes vocales peu habituées à fonctionner, tant vous vous murez habituellement dans un silence respectueux, n’aient pu émettre le moindre bégaiement de protestation. Ou alors vous êtes une putain. Si si, cherche pas à le nier, salope. Pourquoi tu vas voir ton ex si t’as un mec avec lequel t’es bien ? C’est quoi ce plan ? T’essaie de niquer qui là ? Comment ça ta liberté de mouvement et de voir qui tu as envie? Déjà tu vas commencer par ne pas dire de gros mots. Non, comme le dit Tim, en capslock (LES MAJUSCULES DE « TU VAS RENTRER DANS LE DROIT CHEMIN CATIN ») « si vous êtes maquées et heureuses en couple, VOUS N’ALLEZ PAS DÎNER CHEZ VOTRE EX. JAMAIS ! ». À bonne entendeuse, salope.

Tim répond ensuite de la façon la plus magistrale à la question que toute femme se pose : c’est quoi une bonne copine pour un mec ? La réponse est un pur délice de connerie : C’est simplement une fille plus drôle, plus cool et moins chiante que sa nana mais qu’il ne veut pas se taper.

HE DID!

Alors, je commence par où ? Déjà par le fait que le « mais » pourrait presque être remplacé par un « par conséquent » s’il ne planait le doute terrible qui suit : et si tout simplement, elle était aussi moins bonne ? Tim sait faire son choix. Tim choisit la belle chiante.

Ah oui aussi, Tim le sait. Vous êtes « la nana » donc vous êtes chiante. CQFD. C’est une règle quasi – mathématique: « Femme sûre de sa proie ferrée,  adieu la tranquillité ».

Voilà. Paie ton dialogue. Dans la tête de monsieur connard.

Ah oui, mais alors attention! Monsieur, on veut bien le comprendre, mais seulement quand il s’agit de savoir si on a le droit de sortir, s’il faut se méfier de sa bonne copine, ou comment l’amadouer pour qu’il nous achète ce qu’on veut (TRUE. STORY. BRO!!!). Par contre, la sexualité masculine c’est baaaaaaaah. Oui, Monsieur, on lui a concédé le droit de se masturber, mais il va pas falloir qu’il en abuse.

(Et oui gentil garçon qui est resté jusque là, tu sauras que la libération sexuelle, c’est aussi la tienne).

Alors, Mon Doudou, tu te demandes avec justesse si les sextoys masculins ne vont pas finir par remplacer les femmes. Mais siii, tu sais bien. LA question que tu trouvais naze que les hommes se posent à propos de ton vibro… ah, ça te rappelle quelque chose, hein ? Mais là, on en revient encore à ces histoires de dialogue et d’égalité que t’as arrêté de comprendre parce que ça fait pas assez Girl Power (mais bien fake le girl power. Juste histoire qu’on te grille pas trop le reste du temps). Alors maintenant vous le saurez, vous qui me lisez, il y a une bataille de la satisfaction sexuelle via sextoys, mais bon, ça va, pour l’instant, c’est nous les filles qui la gagnons. OUF. Oui, parce que inventer de quoi permettre aux hommes de s’amuser sans nous, c’est quand même nous faire perdre une part importante de notre pouvoir. Qui est de quelle nature ? Oui, allez-y, je vois bien que vous avez la réponse… Et oui, sexuel. Le cul, c’est notre moyen de contrôler les hommes. Mais si, tu te souviens, pour qu’ils nous achètent les trucs chers qu’on savait pas comment les obtenir sinon. Parce que nous sommes toutes quoi ? Ouiii, des putains qui attendons que nos vertueux et obligeants compagnons aient le dos tourné pour aller coucher avec nos ex.

Bravo, vous êtes merveilleusement éveillés.

Ou pour être plus précise, certaines "journalistes".

J’abuse, hein, mon doudou ? J’exagère. Après tout, est-ce qu’à la fin d’un de tes articles tu n’explique pas, dans un grand élan de bisounoursitude et de live your life free (comprendre seulement: “free from your girlfriend’s opinion”) qu’il est essentiel de se détacher du regard des autres quand on est une jeune fille libérée qui vit une histoire d’amour épanouissante ? Que l’important ce sont les points communs que l’on partage avec l’Autre. Si, tu le fais mon doudou. Et je trouve ça bien. D’ailleurs tu donne un exemple fort intéressant pour étayer ce conseil : Arnaud Lagardère et Jade Forêt. La belle et le bête. Juste, tu me rappelle c’est quoi leur point commun ? Aaah oui : Il est pété de thunes et elle a le minois refait. Cé vré. Mes confuses.

La semaine prochaine vous vous préparerez à aborder la thématique suivante à l’aide des photos publiées dans Mon Doudou de Mila Kunis(lingus) : comment le fait qu’une anorexique parisienne se rengorge de la glamourisation d’une starlette renforce l’uniformisation du modèle féminin.  Pour vous aider, vous me trouverez les 25 points communs entre la version glamour de Mila et n’importe quelle autre star sur un tapis rouge.

Diiiis, pourquoi les madames elles sont toutes pareilles?

Allons rassure toi, je ne te demande de t’insurger toutes les 30 secondes. Je sais bien que j’ai moi-même légèrement exagéré dans cet article. Mais je t’en supplie, mon lecteur, mon amie, ma sœur, mon frère, mon coeur, ma chatte.. lis un peu entre les lignes et ne te laisse plus insulter sans réagir.

Allez, viens, viens chanter avec moi et l'UMP "Tous ceux qui veulent changer le mooonde..." Non. Arrête. C'était pour déconner.

Si tu as aimé ce billet, je t’invite à découvrir ce blog qui aborde le problème bien mieux que moi http://clemmiewonder.tumblr.com/

Si tu n’as pas aimé ce billet mais que tu as aimé le sujet, je t’invite à aller sur ce même blog qui aborde le problème bien mieux que moi http://clemmiewonder.tumblr.com/

Si tu n’as aimé ni le billet ni le sujet, je t’invite à manger du foin.

Si tu en as marre de mes invitations, je t’invite à ma Linus et Boom d’anniversaire. On fera un goûter et on boira du jus d’Ananas jusqu’à 18h15.

Ce billet a été @bobbymylo approuved.

 

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You never tell a guy that you like him. It makes you look like a complete idiot.

27 nov

Il y a si longtemps que je ne vous avais pas vus, mes lézards crépusculaires. Où donc étiez-vous passés ? Ah, non, ne commencez pas à me blâmer, ce n’est pas ma faute. Moi, j’étais là tout le temps.

Si c’est vrai. SI. C’EST. VRAIIIIII. Chut, tu te tais maintenant.

Bon, ne partons pas fâchés, comme dirait notre grand poète con…temporain Raphaël. Je tâcherais de ne plus vous abandonner si longtemps. D’autant plus que si vous étiez vraiment honnêtes, vous l’avoueriez bien qu’en mon absence vous êtiez partis traîner sur moults blogs de petite vertu. Sans aucun doute, les avez-vous trouvés meilleurs que moi… Ah, infidèles, coureurs de posts ! Enfin, vous me plaisez tant que je vous pardonne. Commençons, voulez-vous ?

L’idée de ce billet m’est venue, sans qu’il n’y ait aucun lien de cause à effet, tandis que mon corps nu, recouvert d’un pyjama de Noël, reposait aux côtés du corps nu, recouvert d’une chemise de nuit, de ma douce Scarlett dans une atmosphère trouble homoérotique à la tension pas franchement palpable mais j’essaie de vous vendre du rêve du mieux que je peux.

En vérité, je pensais à un garçon. Ce garçon qui ressemble à tous les autres garçons.

Cependant, avant toute chose, il est nécessaire que vous sachiez que j’ai une excellente amie qui, quand elle souhaite aborder l’un de ses problèmes l’expose en le faisant passer pour celui d’une « excellente amie » imaginaire.

Or, pas plus tard que depuis son CE2, mon excellente amie a bien des soucis avec la gent masculine. Non pas que mon excellente amie soit très laide, je la décrirais comme plutôt banale, ni qu’elle soit particulièrement idiote, je pense même qu’elle se laisse un peu trop souvent aller à penser qu’elle est grave pas conne et ce, pas toujours avec raison. Non, je crois que le problème de mon excellente amie, depuis qu’elle est tombée amoureuse de Loïc B. quand elle avait sept ans, vient de ce qu’elle ne choisit que des garçons dont elle est sûre qu’elle ne leur plaira pas ou qu’ils sont indisponibles.

Mon excellente amie aime les grands bruns ténébreux un peu hautains, un peu cons et très sûrs d’eux. Mon excellente amie n’aime pas ceux qui la regardent avec l’air un peu suppliant du chien qui réclame une caresse. Mon excellente amie n’aime pas quand le garçon hautain ne la regarde plus de haut. Mon excellente amie aime les garçons solides, qui ont l’air forts. Mon excellente amie est sans doute un peu conne, elle aussi.

Mais mon excellente amie est très romantique. Elle aimerait bien que les garçons fassent le premier pas, dans un élan sublime, une action folle qui n’existe qu’au cinéma. Mais elle a découvert que les filles comme elle effraient un peu les gentils garçons. Celles qui parlent trop fort, qui sont trop grossières, trop honnêtes, trop brutales, qui ne démordent pas de leurs convictions, qui préfèrent le ridicule à l’ennui, qui sont incroyablement entêtées quand elles savent ce qu’elles veulent et terriblement angoissées quand elles ne le savent pas.

Du coup, mon excellente amie est obligée de le faire elle-même, ce premier pas. Du coup, le jeune homme qui plait à mon excellente amie lui plaît déjà un peu moins. Il a l’air timide, gêné, on dirait un petit garçon. Du coup, mon excellente amie écoute « Diane Tell – Si j’étais un homme » en se disant des choses un peu extrêmes comme : « Oh mon Dieu, c’est tellement beau et tellement vrai ! ». Oui, de temps à autre, mon excellente amie fout un peu le cafard.

Parfois mon excellente amie se demande si elle aime vraiment les garçons. Pas dans le sens « Ouais, tu vois, tout serait plus facile si j’étais lesbienne, han ! Ma chérie t’as trop raison, on a qu’à devenir homo O.M.O. » mais dans le sens « Est-ce que je veux vraiment un de ces étranges spécimens dans ma vie ? ». Parfois mon excellente amie se demande si elle est capable de ressentir autre chose qu’une douce et sincère amitié à leur égard. Mais, assez souvent, mon excellente amie regarde certains d’entre eux avec plus d’attention que les autres et se dit qu’elle aimerait bien leur croquer le caleçon. Mon excellente amie est un peu perdue.

Naturellement encline à la facilité, mon excellente amie recherche bien volontiers la compagnie de ses amis gays, qui ne la jugent pas, ne la forcent pas à adopter des postures séductrices dans lesquelles elle n’est pas à l’aise, ne lui demandent pas de devenir une petite fleur fragile, délicate et éthérée, au rire cristallin, pas trop drôle, ni trop futée.

J'éprouve le mépris le plus profond pour toute personne n'ayant pas envie de lui tarter la gueule.

Avant d’avoir découvert les Internets, mon excellente amie se sentait bien dépitée de tous ces échecs sentimentaux. Depuis que mon excellente amie connaît l’expression « EPIC FAIL », elle les vit bien mieux, car c’est une formule fort amusante, on ne se lasse pas de l’utiliser. Même si certains fails passent moins bien que d’autres.

Mon excellente amie se fout bien d’avoir eu à se larguer elle-même, il y a peu. L’expérience l’a plus amusée qu’autre chose. Mon excellente amie se moque encore plus de ce beau garçon qui en est limite à lui donner des coups de pieds tellement il aimerait qu’elle lui fiche la paix. Mon excellente amie a dépassé depuis bien longtemps les sentiments de déception que lui inspiraient les Nièmes « Avec ma copine… », « Depuis que j’ai compris que je suis gay… », « Laissez moi tranquille, Mademoiselle, je ne vous connais pas et je vais devoir appeler la police… ». En revanche, mon excellente amie est un peu plus déçue d’avoir cru cet été qu’elle plaisait à un garçon charmant, très mignon, très gentil, très intéressé, très en couple.

Dans un épisode de Sex and The City (oui, mon excellente amie a d’Aixcellentes références et elle vous emmerde), Carrie Bradshaw se demande si les relations qu’une jeune fille a entretenues avec son père se répercutent sur toutes celles qu’elle entretiendra avec les hommes plus tard. Mon excellente amie se pose également la question.

NO! Now you take that ridiculous outfit off your head!

Mon excellente amie se rend bien compte qui si elle effraie parfois un peu les garçons, elle est aussi bien souvent très effrayée par eux, puisqu’ils sont l’objet de son incompréhension la plus totale. Sans compter que son désir de leur plaire ne surpasse jamais sa volonté de les impressionner. Un peu maladroite, un peu idiote, pas très douée, mon excellente amie ne sait pas trop séduire. Un peu orgueilleuse, mon excellente amie considère, depuis la conclusion dramatique d’un amour de lycée, chaque rejet comme une déclaration de guerre personnelle en bonne et due forme. Il est alors très difficile, probablement impossible, pour le pauvre, et pas si condamnable que ça, jeune homme de retrouver les bonnes grâces de mon excellente amie. En tout cas, aucun exemple d’un tel miracle ne lui revient en tête à l’instant où j’écris ces lignes…

Allez, je te pardonne, je t'offre un vélo pour Noël.

Allez, je te pardonne, je t'offre un vélo pour Noël.

Dès lors, mon excellente amie a une tendance maladive à préférer regarder le deuxième volet de Twilight en compagnie de Benjamin Lancar et Jean-François Copé, en mangeant des choux de Bruxelles tandis que Mélanie Laurent lui enfonce des clous sous les ongles plutôt que d’avouer à un jeune homme qu’il éveille en elle un doux sentiment qui ne lasse pas de la faire rougir quand elle laisse vagabonder son imagination.

Mon excellente amie a bien conscience de ce que sa situation a d’étrange et de socialement inacceptable. Elle fait des efforts, elle essaie de passer outre lorsque son cerveau dérangé la somme de laisser tomber et de plutôt entrer dans les ordres, avec, qui sait ? la possibilité un jour de devenir Pape. Mon excellente amie demande de l’aide à ses amis. Il faut dire que mon excellente amie a d’excellents amis.

Rassurez-vous, mon excellente amie n’est pas désespérée, elle a toujours préféré la solitude à une compagnie déplaisante, la masturbation à un corps dont elle n’a pas envie et les conversations enjouées entre potes aux silences pesants des couples qui n’ont rien à se dire.

Mon excellente amie est plutôt heureuse.

Exclusivité totale ! En bonus dans ton billet rien qu’à toi : Les Questions Que Tout Le Monde Se Pose !

- Est-ce que tu crois que si un jour une espèce animale parvenait à notre niveau de raison et accédait à la parole on arriverait à l’intégrer dans notre société humaine ?

- Est-ce que manger une araignée, ça fait le même effet que manger une crevette grise ?

- Le dessin animé « Corneille et Bernie » était-il bien nécessaire ?

- Est-ce qu’un jour les gens vont enfin m’écouter et accéder à la sagesse et à la plénitude en regardant A Very Potter Musical et A Very Potter Sequel ?

- L’être humain est-il vraiment fait pour vivre dans un monde où il est impossible d’aimer Kevin Bacon en paix ?

- Imagine, un jour Michael Fassbender, il m’appelle pour me dire qu’il n’aime que moi et qu’il veut m’emmener vivre avec lui une vie d’aventures trépidantes. Oui, je sais, c’est plus une constatatiiiioooooon qu’une questiiioooooon (private joke inside), mais j’aimerais vraiment qu’on se penche un certain temps sur l’hypothèse.

Oh, et mon excellente amie a ouvert récemment un Tumblr qui tartine plutôt son gros nutella : http://dontfuckmeimanonymous.tumblr.com/

Je te laisse le découvrir pendant que tu écoutes ce gros ons hardcore. Oui, je sais, je suis un peu borderline côté musique en ce moment.

 

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